Un coup de canif dans le Grenelle de l’environnement

Les défenseurs de l’environnement dénoncent un coup de canif dans le Grenelle, après que Nicolas Sarkozy a appelé samedi, au Salon de l’agriculture, à une révision de l’impact des mesures environnementales en agriculture face à la concurrence des pays voisins.

Le Goff et d’autres relèvent que ces propos surgissent à huit jours des élections régionales, après une entrevue avec les responsables de la FNSEA, le principal syndicat agricole.

Les agriculteurs, en graves difficultés financières, vivent mal d’être régulièrement dénoncés comme des pollueurs, notamment dans la prolifération des algues vertes sur les côtes bretonnes.

Mais en l’absence de détails, chacun redoute un enterrement de première classe et tous font valoir que la France est «bien loin derrière d’autres pays européens en matière de progrès environnementaux, en particulier pour l’agriculture biologique», comme le note José Bové, le leader de la Confédération paysanne et eurodéputé d’Europe Écologie.

Il relève aussi que «ce système productiviste est aussi un tueur d’emplois : il se nourrit en faisant plus avec moins de main-d oeuvre et on perd chaque année 35 000 exploitations».

«La politique de girouette du président de la République […] ne peut constituer une feuille de route crédible pour les agriculteurs», a ajouté l’association, selon laquelle «ce recul du président conforte les organisations agricoles les plus rétives aux évolutions pourtant indispensables». Source

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