Réforme des tribunaux : le grand chantier à Rochefort et La rochelle

Secrétaire d’État à la justice, Jean-Marie Bockel est venu hier à La Rochelle voir sur le terrain comment s’applique la réforme de la carte judiciaire. Lui qui aime à se réjouir «du climat d’apaisement et de concertation» qui entoure «cette réforme majeure», lui qui vante à l’envi «les objectifs de modernisation et de rapprochement de la Justice et des citoyens fixés par le Président de la République» (sic), il a rencontré des interlocuteurs beaucoup plus sceptiques et bien moins langue de bois.

La Chancellerie l’a décidée sans s’occuper des conséquences ni pour les avocats, ni pour les personnels.

» «Il est venu nous annoncer une cité judiciaire à 25 millions d’euros pour 2017, renchérit son homologue rochelais Jean-Marie Digout.

Quant aux magistrats et aux fonctionnaires de justice, après s’être angoissés pour l’avenir de leur juridiction, ils s’inquiètent des suppressions d’emplois qui accompagnent la réforme.

Les avocats ont choisi faute de mieux d’anticiper le mouvement en fusionnant les deux barreaux dès le 1er décembre afin de permettre la désignation d’un bâtonnier unique.

Quand la Chancellerie éloigne la justice du justiciable, l’avocat a plus que jamais vocation à être la courroie de transmission.

Depuis un an, les personnels vivent au rythme (assourdissant) de ces travaux chiffrés à 2,7 millions d’euros.

La juridiction rochelaise se trouvera alors écartelée entre quatre sites : deux pour le TGI, un pour le tribunal d’instance (à Jéricho), un pour le tribunal de commerce (rue du Palais), un pour le conseil de prud hommes (quartier du Bastion).

L’éclatement des sites à La Rochelle crée des difficultés quotidiennes pour tous les acteurs de la justice et pour les justiciables.

Or il existe ici l’opportunité de réaliser une cité judiciaire. Source



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