Des profs que le rectorat recrute chez Pôle emploi

Des annonces de ce genre, l’agence en propose actuellement une bonne douzaine, rien qu’en Charente-Maritime. Un lycée de Saintes cherche un prof d’allemand pour un mois. Le collège de Burie un prof de SVT pour quatre mois. Le lycée professionnel de Saint-Jean-d Angély un enseignant de maths et physique pour 15 jours.

Et des enseignants de français, de langue, de techno, sont demandés un peu partout dans le département.
Il s’agit de contrats à durée déterminée de quelques jours ou de quelques mois ; la qualification demandée est à bac + 3 ou 4 ; et les «débutants sont acceptés».

D’où les recours ponctuels aux services de Pôle emploi.

Ce sont souvent des personnes qui ont la formation nécessaire mais ont échoué aux concours.

Chaque année, l’Éducation nationale sacrifie des milliers de postes sur l’autel de la RGPP, la «révision générale des politiques publiques».

Remplacer des titulaires par des intérimaires ou des vacataires, c’est tout bénéfice pour l’administration, s’irritent les syndicats d’enseignants et les parents d’élèves.

On recrute pour quelques heures ou quelques jours des gens qui n’ont qu’une licence et aucune expérience pédagogique.

On ne saura pas le nombre de professeurs remplaçants sur les quatre départements de l’académie, la fréquence des recours à Pôle emploi, le niveau de formation des vacataires ou le taux d’absentéisme des enseignants.

Tout juste si la «cellule communication» consent-elle à préciser que le «taux de remplacement» des profs du secondaire est de 93 %. Deux semaines se passent avant que le rectorat ne désigne un remplaçant. S



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