Le rêve américain de l’« Hermione »

 Si les petites mains de la Royale n’avaient pas mis plus de six mois pour construire l «Hermione», mise à flot au printemps 1779, c’est peu dire que nos contemporains prennent leur temps pour sortir son avatar de l’arsenal de Rochefort. Ainsi, après avoir déjà versé au pot 4,4 des 17 millions d’euros jusqu’ici dépensés par l’association Hermione-La Fayette, voilà que Ségolène Royal menace de réduire la voilure des subventions. Cette année, nous sommes obligés de construire deux bateaux-portes, afin d’ouvrir la cale du chantier vers l’estuaire de la Charente.

C’est vrai qu’il y a d’autres priorités budgétaires en France. Mais Rochefort, la ville la plus pauvre de Poitou-Charentes, attend un meilleur comportement à son égard.

Bien qu’assez populaire dans la bonne société de la côte est des États-Unis, la ficelle historico-patriotique paraît d’autant plus mince que le mécénat yankee est jusqu’à présent resté plus proche de l’Oncle Picsou que de Rockefeller.

Ainsi, malgré 500 000 dollars versés par la Fondation Florence Gould sur l’autel du héros frenchy de l’indépendance américaine, la déléguée générale du chantier ne croit guère au jackpot.

Sous le feu des critiques pour avoir osé se défausser sur le mécénat privé (assez peu pratiqué en France), Ségolène Royal a envoyé hier son vice-président centriste – et rochefortais – à l’abordage de ses détracteurs. S



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