Venue de profundis

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Photo M.B.
La mandragore, de la famille des solanacées, tient quasiment de la mythologie, tant ses vertus et ses vices ont alimenté les croyances.Il ne faut donc pas s’étonner d’avoir vu réapparaître cette plante à Noël dernier.Jean-Marie Maignand, agriculteur à Baignes, chef-lieu de canton de la Charente situé non loin de Jonzac, a toutefois été très surpris d’en découvrir une en labourant un champ.L’herbacée vivace ne pouvait passer inaperçue : elle mesure plus de 1 mètre de long et pèse 8,5 kg!

Quand j’ai découvert cette énorme racine sous ma charrue, je me suis tout de suite souvenu de la mandragore. Il a fallu nombre de précautions au laboureur pour sortir son trésor.

La racine pivotante de 70 centimètres était solidement fichée dans le sol. Et les racines latérales, fines, mesuraient plus de 2 mètres de long!

Avec mon fils Florian, on a attaqué, avec mille précautions, à la barre à mine. Cet étrange aspect humain a ainsi longtemps laissé penser qu’elle était sexuée.

Une légende raconte d’ailleurs que la mandragore poussait (car fécondée) là où avait coulé l’homonculus fertile, comprenez l’urine du pendu, qui peut contenir du sperme.

La parcelle en friches où je l’ai trouvée est justement un ancien jardin potager.S



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