Des magistrats inquiets

L’audience de rentrée demeure un temps fort dans la vie d’une juridiction comme le tribunal de grande instance (TGI) de Saintes. «C’est le temps où la justice qui, tout au long de l’année, est rendue au nom du Peuple français, lui rend compte», expliqua, de façon claire, Philippe Coindeau, le procureur de la République de Saintes, hier après-midi.


Claire et transparente car, devant les magistrats du siège, dont le président du TGI Stéphane Brossard, et les personnalités civiles et militaires conviées à cette audience, le représentant du ministère public détailla le bilan de l’activité pénale (lire par ailleurs).

Mais il pointa, surtout, la charge de travail du parquet qu’il dirige.

Il y a trente ans, le parquet de Saintes fonctionnait avec quatre magistrats.

Nouvelle procureure générale auprès de la cour d’appel de Poitiers, Dominique Planquelle, qui débuta sa carrière à Saintes, a été prise à témoin de la situation actuelle par Philippe Coindeau.

Le greffe correctionnel a fonctionné avec trois magistrats sur cinq durant le dernier trimestre 2012 et il sera impacté par un départ à la retraite non remplacé dès avril prochain.

«Je suis inquiet mais je reste déterminé car beaucoup de travail reste à accomplir», renchérissait Philippe Coindeau, en soulignant «la situation préoccupante» de bon nombre d’autres parquets, tant sur le ressort de la cour d’appel de Poitiers qu’au niveau national.

Enfin, le procureur se basa sur le dernier rapport d’évaluation des systèmes judiciaires européens, établi sous l’égide du Conseil de l’Europe.

«L’année 2013 s’annonce difficile», expliqua le président du tribunal de grande instance.

Bernadette Pragout et Michel Mauvillain prendront leur retraite cet été et deux fonctionnaires à la fin du premier trimestre.

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