Elle joue dans la cour des grandes

La délibération du Conseil municipal date du 21 décembre.Dans le cadre de la régie intéressée qui sera mise en place le 1er janvier 2014, les élus saintais attribuaient, ce jour-là, la délégation du service public de l’assainissement à Veolia et celle de la distribution de l’eau potable à Agur, et ce pour une durée de dix ans.

La multinationale Veolia, les usagers saintais connaissent déjà.

C’est elle aussi qui gère l’usine de traitement des eaux de Diconche, à partir de la source de Lucérat.

De taille bien plus modeste et n’étant pas encore implantée à Saintes, la société Agur y est, quant à elle, moins connue.

D’origine basque, le mot «Agur» fait référence à un salut de respect envers une personne qui arrive ou qui part.

L’entreprise Agur fait, en effet, partie du groupe Etchart, dont le siège social est implanté à Bayonne.

Pour autant, la taille de l’entreprise ne signifie pas qu’elle posséderait moins de compétences, moins de technicité qu’une puissante multinationale.

En Dordogne, sur le secteur plus rural de Montpon-Ménestérol et Villefranche-de-Lonchat, Agur dessert déjà 8 000 abonnés en eau potable, alimentés par un réseau de 630 kilomètres de canalisations.

Le chantier mené par Dubreuilh n’a sûrement pas desservi la candidature d’Agur dans l’appel d’offres de l’eau.

Et le reproche récurrent fait aux multinationales, par les chauds partisans de la régie municipale directe, de servir les intérêts de leurs seuls actionnaires ne pourra pas être fait à Agur.

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