La guerre des mégots

Un sport pratiqué quotidiennement et assidûment devant les administrations, les commerces, les entreprises, les facs ou…à la sortie du repas des étudiants.Parce que le mégot n’est guère plus inoffensif que la clope qui le prolongeait.Capable, avec ses 4 200 composants chimiques, de polluer à lui seul 500 litres d’eau, il agit comme un sachet de thé, distillant en silence sa naphthylamine, son benzopyrène, son cadmium, son chlorure de vinyle dans l’eau.

«Il faut savoir que les mégots que l’on ramasse sur les plages proviennent à 10% de la mer, à 10% des usagers de la plage et à 80% du continent».

En clair, le mégot négligemment écrasé sous le talon avant de rentrer au bureau a de fortes chances de se retrouver dans le caniveau, puis dans le tout-à-l’égout, puis dans la mer.

Et Nicolas Prouteau de citer les trottoirs devant les écoles quand les parents attendent leur progéniture, les bordures de routes, etc.

Cendriers de poche, cendriers publics : les solutions existent pour éviter le jet de mégot.

Mais au bout du compte, l’objet – avec ou sans filtre – finira à l’incinération contribuant, cette fois, à polluer l’air.

«Il faut appliquer la règle des trois R : réduire, réutiliser, recycler», préconise Nicolas Prouteau.

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