Une démarche de sensibilisation à l’égalité des chances

La discrimination des jeunes à l’embauche, ce n’était pas vraiment le souci de la Mission locale, voilà trois ans.Depuis, les conseillers ont fait du chemin, sensibilisés par ce que racontent les jeunes qu’ils suivent.Car nous avons dû nous pencher sur la définition de la discrimination au plan juridique et au plan psycho-sociologique, tout en étudiant les sanctions.

Pour savoir repérer ce délit, les conseillers se sont formés et ont appris.

Car nous ne pouvons nous rendre complices de discrimination au risque de rendre notre président passible de prison (jusqu’à trois ans) et d’amende (de 45 000 à 225 000 euros).

Cette approche, qui était déjà un grand pas, aurait été incomplète sans entendre le ressenti des 16-25 ans de la Mission locale.

Yann Godefroy a donc lancé une enquête auprès d’eux pour avoir un état des lieux sur l’égalité des chances localement.

En février et mars, 183 personnes ont été interviewées.

«Dans le questionnaire, il a fallu distinguer le sentiment d’injustice et la discrimination avérée et subie», raconte Carine Le Guevello, étudiante en stage universitaire à la Mission locale.

Aujourd’hui, le dépouillement des réponses commence et d’ores et déjà, on sait qu’une trentaine de sondés ont été victimes de discrimination, soit parce qu’ils étaient homme ou femme, soit pour leur âge, soit à cause de la couleur de leur peau, leur poids ou leur look.

Pour aller au-delà de l’état des lieux et faire bouger les mentalités, la Mission locale va aller plus loin.

Ainsi, un groupe de sept jeunes sondés s’est porté volontaire pour exploiter les réponses des questionnaires.

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