Le quartier en perpétuelle mutation

Dans le cadre de la 4e édition du Mois de l’Architecture et du Cadre de Vie en Poitou-Charentes, les Rochefortais ont pu découvrir il y a quelques jours, le quartier de la gare, avec Frédéric Chasseboeuf, guide conférencier.Habitués à visiter le centre-ville historique, la Corderie royale ou «L’Hermione», les Rochefortais ont tendance à délaisser le quartier de la gare, un espace pourtant urbain et moderne.

Rochefort a sa première gare en 1857, mais le bâtiment connu des Rochefortais n’apparaît qu’à l’issue de la Première guerre mondiale.À l’époque, une usine à gaz fait face au monument à structure métallique.

Le quartier de la gare est avant tout industriel.

À ce moment-là, la gare a failli disparaître, pour faire place à un bâtiment plus bas, plus modeste.Mais, en 1984, elle entre dans la liste des monuments historiques, et ce projet tombe à l’eau.

Les années 1970-1980 sont celles du patrimoine : il faut sauver ce qui peut l’être.

Les plans du lycée Dassault prennent ainsi en compte l’ancienne cheminée de l’usine Cordier puis Delmas.

Ceux-ci ont été construits pour rappeler les maisons de faubourg et leurs lignes horizontales.

Dans l’avenue Wilson, où les nouveaux immeubles fleurissent et les travaux se succèdent, le phénomène est identique.

Ici, les architectes et promoteurs ont fait appel au classicisme rochefortais.

C’est également l’état d’esprit des bassins : des éléments de culture comme les frontons triangulaires rappellent le postmodernisme de l’époque.

Le quartier est toujours en pleine mutation.

Dans le quartier du port, les entrepôts font place à des appartements aux structures en bois, dans l’air du temps.

Malgré cela, les clins d’oeil au passé, à l’industrie restent ténus.

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