Une monnaie locale !

L’idée foisonne chez certains depuis un petit moment.Des Saintais, qui ont formé un comité, envisagent très sérieusement la création d’une monnaie locale complémentaire à l’euro.«Pourquoi pas la beunèze», avance Nicolas Emard, l’un de ceux qui essaient de faire émerger ce projet.La figure présente sur les futurs billets pourrait ressembler à celle du conteur saintongeais.Je ne suis pas contre une monnaie saintongeaise, mais je tiens à préciser que je ne suis pour rien dans cette idée, surtout quand on sait le mépris dans lequel Goulebenéze tenait l’argent.

Toujours est-il que beunèze ou pas, figure de Goulebenéze sur les billets ou pas, le projet de monnaie complémentaire devrait passer un nouveau cap samedi, à l’auditorium de la salle Saintonge, avec une réunion de présentation à 18 heures animée, entre autres, par Philippe Labansat, membre du collectif qui a créé ce type de monnaie à Libourne (Gironde), la miel.

L’idée avance, donc, soutenue par différentes structures comme la Coopérative du citoyen.

Dernièrement, Jean-Paul Alonso, désireux de monter une liste de l’Alliance civile pour la prochaine élection municipale à Saintes, en a fait l’un des thèmes de son avant-projet.

«Attention, ce n’est pas un truc de branquignole», prévient Nicolas Emard qui entend d’ici les commentaires.Il suffit de lire, au coeur de la monnaie de Bernard Lietaer.Il précise également que cette initiative est apolitique.

«Au contraire, une monnaie complémentaire devrait faire consensus», indique-t-il.

«La monnaie créée circule au sein d’un réseau local constitué de prestataires, les entreprises, et de consom’acteurs», explique Manuel Blin, autre jeune intéressé par ce concept.

La beunèze serait à parité égale avec l’euro.«Pour changer les euros contre de la beunèze, il faudra localiser des comptoirs de change», précise Morvan Lehmann, lui aussi séduit par cette idée.

Cette monnaie pourrait permettre, selon ses partisans, de favoriser l’économie saintongeaise.

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