La préfète chahutée à la Pallice

La préfète de la Charente-Maritime, Béatrice Abollivier, a eu bien du mal à garder son sang-froid mardi soir, au cours de la troisième réunion publique sur le plan de prévention des risques technologiques (PPRT) de Picoty et SDLP qu’elle organisait dans la salle des fêtes de la Pallice pour débattre des conséquences de ce plan sur l’urbanisme, les équipements publics ou encore les lignes de bus.

C’est alors qu’elle évoquait la seconde étude réalisée par le cabinet d’études Ineris, portant sur les possibilités de réduction des risques à la source du PPRT des deux dépôts pétroliers situés dans le domaine portuaire («Sud Ouest» du 6 avril), que Mme Abollivier déclencha les hostilités.

Trop cher pour l’État et donc irréalisable selon la préfète, qui s’en réfère «à la loi, rien que la loi».

Pour les riverains, le problème reste le même : même si le nombre d’expropriations est ramené à zéro, que la zone de délaissement, où les habitants sont libres de partir ou pas, est réduite (16 habitations sont concernées en tout), la peur d’un accident sera toujours présente.

Ce n’est pas un renforcement des vitrages, imposé aux maisons les plus éloignées, en partie aux frais des propriétaires, qui pourrait y remédier.

Quand bien même le projet de loi pourrait augmenter la prise en charge des travaux.

Toujours est-il que, pour l’État, ces travaux, estimés à 3 millions d’euros par l’administration, seraient toujours moins coûteux qu’une facture pour le déménagement des cuves d’hydrocarbures.

Quant à faire pression sur les industriels, Béatrice Abollivier et Maxime Bono sont d’accord : «Ils engageront un procès et le tribunal leur donnera raison».

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