Y aura-t-il du chabichou à Noël ?

Y aura-t-il du chabichou à Noël ? Pour la buchette de chèvre, repassez au printemps. Les rayons des supermarchés sont quasiment vides. La faute à la crise qui frappe la filière caprine depuis deux ans et dont le consommateur commence juste à sentir les effets. 13 % des éleveurs de chèvres ont disparu en moins d’un an.

Les éleveurs ne s’y sont pas retrouvés, surtout que, dans le même temps, le coût des céréales et donc la charge alimentaire augmentait de façon spectaculaire.

L’État est donc intervenu pour faire relever le prix du fromage. Mais, entre-temps, beaucoup de producteurs avaient mis la clé sous la porte.

C’est ainsi que la première région de France pour l’élevage caprin se retrouve en situation de quasi disette pour les produits dérivés du lait de chèvre en cette fin 2013.

Il y a tout juste un an, Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, était pourtant venu à Parthenay annoncer des mesures pour soutenir la filière, notamment en reportant le paiement des cotisations à la MSA (Mutuelle Sociale Agricole).

Car, depuis quelques mois, l’horizon semble s’éclaircir doucement pour les éleveurs caprins de Poitou-Charentes.

Grâce aux mesures gouvernementales qui ont donné un peu d’air à la trésorerie de certains, aux renforcements des mesures agro-environnementales et aux différentes hausses du prix du lait.

Vice-président de la coopérative laitière Terra Lacta à Surgères et éleveur lui-même, Patrick Charpentier estime la baisse de la collecte de lait de chèvre de cette année entre 8 et 10 %, avec sa répercussion pour la grande distribution.

Pour la première fois depuis bien longtemps, Chabichou, Chavroux et autre Cabri de Parthenay pourraient bien manquer sur le plateau de fromages de Noël.
Résumé de l’article de Thomas Brosset du Sudouest

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