Menaces sur le train d’été Paris-Royan

Menaces sur le train d’été Paris-RoyanMenaces sur le train d’été Paris-Royan. Vieux serpent d’estuaire que celui de la possible suppression du train de l’été. Et plus précisément du train Intercités Royan-Paris direct et sans rupture de charge – autrement dit sans changement -, mis en place par la SNCF pour la période estivale du 3 juillet au 28 août, entre la gare parisienne d’Austerlitz et celle de la cité balnéaire. Déjà en juin 2011, Pierre Milleville, un habitué de ce train, avait tiré la sonnette d’alarme.

Très au fait des mouvements de gestion du réseau, il avait notamment observé qu’un retard de plusieurs mois dans la commercialisation de la ligne (autrement dit des réservations) laissait penser que la ligne serait tôt ou tard supprimée.

À l’époque, la direction régionale de la SNCF s’était voulue rassurante, puisque d’importants travaux sur la voie avaient justifié, semble-t-il, ce retard de la commercialisation.

Finalement, tout était rentré dans l’ordre quelques jours plus tard et le train avait été maintenu. Mais l’inquiétude subsistait pour les années à venir.

Et voilà que pour cette année – 2014 bien sûr -, l’affaire revient sur le tapis par l’intermédiaire de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports Poitou-Charentes (Fnaut) qui craint, une fois encore, que, faute de rentabilité, ce train ne soit supprimé par mesures d’économies.

Il y a quelques jours, Dominique Bussereau (également patron du Département et ancien ministre des Transports) et Didier Quentin se sont chacun fendus de deux lettres adressées, d’une part, au ministre des Transports Frédéric Cuvillier et, d’autre part, au président de la SNCF Guillaume Pépy.

Ce serait vraiment très regrettable parce que ce train, même s’il met plus de temps que les autres à faire le trajet Paris-Royan, permet à des familles qui ont souvent beaucoup de bagages, à des personnes handicapées ou âgées, de faire le voyage sans être obligées d’en changer.

Au service communication de la direction régionale de la SNCF, situé à Bordeaux, on admet qu’effectivement si la commercialisation n’est pas lancée, cela peut vouloir dire que le train sera supprimé, mais que pour l’instant, rien n’est officiel.

résumé art Didier piganeau de Sudouest

Vous pourrez aussi aimer

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.