Les poissons migrateurs

Les poissons migrateursLes poissons migrateurs en reconquête du fleuve Charente. La Charente participe à la protection de ces espèces et notamment de l’anguille. Mis à part les pêcheurs, tout le monde ne sait pas que les bassins de la Charente et de la Seudre sont propices à la présence de poissons migrateurs : la truite de mer, la grande alose et l’alose feinte, la lamproie marine et fluviale, le saumon, et bien évidemment, l’anguille.

Autant d’espèces emblématiques de ces bassins qui font partie de son patrimoine naturel. Truites, saumons, aloses et lamproies naissent dans les cours d’eau et vont en mer pour se développer avant de revenir pour se reproduire.

Tandis que l’anguille suit le chemin inverse : elle se reproduit dans la mer des Sargasses et migre dans les fleuves pour grossir.

Elle y reste entre dix et quinze ans avant de redescendre vers l’Atlantique.

Mais, au fil des années, ces populations se sont raréfiées, et plus particulièrement l’anguille, qui est l’espèce la plus prégnante sur notre territoire mais qui est aussi en grand danger d’extinction, même si la situation est un peu meilleure qu’il y a quelques années.

«Des mesures ont été prises, les périodes de pêche ont été raccourcies, comme pour la grande alose», affirme Audrey Postic-Puivif, chargée de projets au sein de l’Institution du fleuve Charente.

En cause : la pollution, des pêches parfois trop intensives on l’a dit, mais aussi l’aménagement des cours d’eau et la création d’ouvrages (barrages, écluses, vannes…) qui sont des obstacles à la migration.

Afin d’aider ces poissons à reconquérir les fleuves, «plus on trouvera des anguilles en amont sur la Charente, indique Audrey Postic-Puivif, plus ce sera le signe de la bonne santé de l’espèce», un programme pluriannuel d’actions a été mis en place.

Le premier s’est déroulé entre 2009 et 2011 ; le second court jusqu’en 2015, et un troisième devrait prolonger l’initiative jusqu’en 2018, avec le soutien financier de l’Agence de bassin Adour-Garonne et de la Région.

«Au départ, nous avions également l’aide de l’Europe, mais ça devient de plus en plus difficile», note Didier Louis, président de l’Institution du fleuve Charente et conseiller général d’Hiersac.

Concrètement, cette restauration de la libre circulation piscicole se traduit par différents types d’opérations. «Tout dépend de la configuration du terrain, on essaie de rester le plus naturel possible», ajoute Didier Louis.

Ainsi, la solution choisie peut être l’arasement total de l’ouvrage ; des aménagements à travers la mise en place de rampes en enrochement ; des prébarrages (une succession de petits seuils en amont de l’obstacle pour fractionner la chute à franchir) ; des rivières de contournement ; des passes à bassin successifs ; des passes à ralentisseurs ; des passes spécifiques pour les anguilles ou encore des aménagements pour le franchissement des buses ou radiers de ponts.

Après, le coût des réalisations varie, bien évidemment, en fonction de l’importance des travaux.

résumé art Didier Faucard de Sudouest

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