L’école Freinet veut naître

L’école Freinet veut naîtreL’école Freinet veut naître et fait campagne. Il y avait déjà l’incinérateur ; il y a aussi l’avenir de l’hôpital ; il y a désormais 1, 2, 3 école. Autant de sujets sur lesquels les candidats aux municipales vont devoir se positionner. Car le collectif qui, depuis un an et demi, a monté ce projet d’école publique coopérative qui pratiquera la méthode Freinet, ne baisse pas les bras et a bien l’intention de peser dans la balance.

Voilà pourquoi ces parents, éducateurs, enseignants, militants associatifs et membres du mouvement Freinet ont sollicité les élus et les candidats pour leur exposer leur volonté d’aller jusqu’au bout.

«Nous voudrions que les responsables politiques comprennent que ce projet correspond aux besoins de la population», dit Karosète Dy, mère de famille.

Au contraire, nous voulons proposer une pédagogie différente qui correspondra aux besoins de certains enfants et à l’envie de certains parents.

L’axe crucial de ce projet, auquel adhèrent déjà quelque 500 personnes, c’est de pouvoir naître au sein de l’Éducation nationale.

«La pédagogie Freinet est reconnue, nous y sommes formés, nous la pratiquons en classe et ça marche», disent des profs partie prenante.

En proposant cette école pilote, qui serait une véritable vitrine pour Rochefort, ils ont le sentiment d’apporter une réponse à des enseignants qui cherchent une voie.

«En ce moment, nous le diffusons auprès des politiques en partant des candidats à la municipale jusqu’au ministère, des parents d’élèves, des centres de loisirs et du monde éducatif», explique Cynthia Pascon, professeur.

Le dossier de vingt pages n’est pas définitif et chaque participant contribue à son élaboration.

«Car nous devons être tous cohérents sur les axes de la pédagogie Freinet : la classe multi-âges avec mélange de niveaux ; la continuité pédagogique avec le périscolaire et le secondaire ; la coopération et le partage des savoirs ; l’individualisation des apprentissages», dit Céline, maman.

Hier, le collectif a rencontré pour la deuxième fois l’inspecteur de circonscription qui reconnaît le bien-fondé de la pédagogie Freinet et soutient le projet, sans être le décideur.

résumé art Kharinne Charov de Sudouest



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