Ultimatum

UltimatumUltimatum entre dans la danse à Mireuil. Car pour faire de la médiation culturelle, il faut déjà qu’il y ait de l’action culturelle et cela nécessite avant tout de consolider les deux postes existants. Fort de ce constat, le collectif Ultimatum a refusé de signer mercredi dernier la convention de partenariat avec la Ville.

Convention qui prévoit notamment une subvention de 21 000 euros pour le recrutement d’un médiateur et pour le financement de projets culturels au premier semestre 2014.

Le collectif Ultimatum et la Ville sont donc pour l’heure en désaccord quant à la manière d’accompagner la structure.

Un différend qu’il faudra rapidement régler pour que la structure puisse s’épanouir comme elle le souhaite.

D’ores et déjà, depuis son installation en octobre au coeur du quartier de Mireuil, au pied de la résidence Le Bossuet, le collectif a enregistré 287 inscriptions.

Des cours de hip-hop, de danse contemporaine, moderne jazz et danse orientale sont dispensés ainsi que des cours de yoga et de théâtre.

À l’origine du collectif Ultimatum, une bande de jeunes des quartiers qui s’unissent il y a seize ans autour d’une passion commune, la danse urbaine.

«À l’époque, on s’entraînait dans la rue autour d’un poste radio posé au sol, dans le parc de Mireuil ou sur un espace carrelé de la place de l’Europe», se rappelle Tarik Azouagh, l’un des membres fondateurs du collectif, aujourd’hui professeur de hip-hop.

Peu à peu, le groupe s’étoffe et se structure, dégote des créneaux d’entraînement à La Passerelle puis à L’Astrolabe.

«Nous nous sommes formés et perfectionnés pour pouvoir donner des cours de danse et organiser des stages dans les quartiers», raconte Alix Vidoire, l’autre membre fondateur du collectif, également professeur de hip-hop.

«L’Astrolabe, c’était un tremplin qui a permis d’ouvrir certaines portes et de développer des relations avec le monde culturel», précise Malik Zidan, l’un des administrateurs du collectif.

Mais très vite, les jeunes danseurs nourrissent l’envie d’ouvrir leur propre lieu.

C’est ainsi que d’un collectif associatif composé de bénévoles, Ultimatum devient une structure professionnelle.

Nous avons toujours été dans le partage et la transmission et jamais dans le communautarisme.

résumé art Stella Dubourg de Sudouest



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