Un folklore pas ringard

Un folklore pas ringardFestifolk : un folklore pas ringard. Après un bal folklorique hier soir, la 10e édition du Festifolk prend ses quartiers dès 15 heures à l’espace Mendès-France à Saintes. Quatre groupes folkloriques s’y rejoignent pour donner un spectacle autour de leurs danses traditionnelles : le Groupe folklorique Aunis et Saintonge, Les Joyeux Vendéens du Boupère, La Garriga de Montpellier, et Lous Cadetouns de Soustons, perchés sur des échasses.

Cette tradition, ces danseurs de folklore ont su la renouveler. L’an passé, nous avons eu presque 400 visiteurs, on espère dépasser ce chiffre pour ces dix ans.

Le Festifolk a été lancé il y a dix ans alors que les groupes folkloriques français étaient boudés. On leur préférait des formations venues d’Amérique latine ou bien, d’Europe de l’est. À Saintes, ils ont décidé de ne pas rester les bras croisés.

Notre richesse, en France, c’est d’avoir des provinces aux traditions sauvegardées et toutes différentes.

Fondée par Goulebenéze en 1931, la troupe affiche une belle santé avec 80 membres et un turnover régulier.

Elle ne rassemble pas non plus que des anciens accrochés à leur patois du passé, mais aussi des trentenaires et des adolescents attachés aux traditions de leur région.

«Ici, l’équilibre entre générations est bien partagé», poursuit le président du groupe. Pour la première fois, place a été faite aux enfants à partir de 6 ans.

Et cela marche, généralement les enfants adorent faire «comme à l’époque». C’est plus difficile de convaincre un adolescent.

Alors qu’en Bretagne ou en Vendée, la sauce prend très bien du côté des jeunes, en Charente-Maritime, il faut encore dépasser le statut de «ringard».

Il y a des jeunes qui viennent pendant nos bals folks. Ils recherchent des danses pour bouger ensemble.

Les rondes, ils aiment ça, comme dans les fest-noz, mais ils ne veulent pas se déguiser, comme ils disent.

Moi je leur réponds que je ne me déguise pas, je m’habille comme leur grand-père à l’époque!

Ils se rendent compte alors que ce n’est pas si mal et que chez nous, on rencontre d’autres jeunes et du monde entier.

L’an passé des Allemands et des Japonais sont venus nous rendre visite.

Dominique Arnaud est entré au coeur du Groupe folklorique Aunis et Saintonge à 15 ans. À cet âge-là, ses yeux étaient tournés vers les sorties, et ses jambes, vers le foot.

Mais un jour, il a suivi son père, danseur dans la troupe. Il y a même rencontré son épouse, Brigitte.

Les échassiers de Soustons, qui voyagent dans le monde entier.

résumé art de Sudouest



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