Maltraitance à la barre

Maltraitance à la barreMaltraitance à la barre. Lui, mince, brun aux cheveux ras, comparaît encadré de son escorte dans le box des accusés. David Bonneau est jugé depuis hier par la cour d’assises de Charente-Maritime, à Saintes, pour avoir exercé des violences sur son fils âgé de 2 mois, Ethan, ayant entraîné la mort de celui-ci, ainsi que pour des violences exercées sur sa fille, la jumelle d’Ethan. Elle, la mère des jumeaux, ex-compagne de David Bonneau, comparaît libre.

Elle est poursuivie pour non-dénonciation de mauvais traitement sur mineurs de moins de 15 ans. Les deux jeunes parents – lui à 32 ans, elle à peine 30 – se tiennent séparément.

C’est pourtant leur histoire de couple qui était mise en avant à la barre hier, à la cour d’assises. Une histoire remplie de contradictions dont l’assistance a pris toute la mesure en fin de journée.

Après avoir entendu de nombreux témoignages, David Bonneau et son ex-compagne ont continué à livrer deux versions des faits opposées.

Que s’est-il passé cet après-midi du 22 avril 2012, jour où Ethan Bonneau, 2 mois à peine, a trouvé la mort victime d’un arrêt cardio-vasculaire?

«Je ne m’en souviens pas du tout», une phrase qui est revenue souvent lors des interrogations de la présidente de la cour, Claire Quintallet.

Il admet avoir mis la main sur le visage de l’enfant. Sa compagne était sortie voter pour le premier tour de la présidentielle.

À son retour, elle a découvert David Bonneau, son fils au visage cyanosé dans les bras.

La question de la journée a également été de savoir pourquoi, alors que l’accusé avait déjà fait du mal à sa fille aînée, cette mère de deux enfants – nés d’une précédente union avant la naissance des faux jumeaux – est revenue vers un homme décrit comme nerveux, violent et impulsif.

Des fractures aux bras datées de trois semaines avant la mort pour le garçon et un hématome et une griffure à la joue gauche remontant à moins de vingt-quatre heures pour sa jumelle.

Résumé art emmanuelle chiron de Sudouest



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