On peut devenir le parrain des abeilles

On peut devenir le parrain des abeillesA La Rochelle, on peut devenir le parrain des abeilles. La production de miel a chuté de 40 000 tonnes à moins de 10 000 en l’espace de quinze ans, en France, sous l’effet des pesticides et de la concurrence des miels à bas coût venus de l’étranger. Et le printemps très pluvieux de l’an dernier a douché les derniers espoirs de voir la production nationale se redresser au bénéfice d’un regain d’intérêt pour le «made in France».

De quoi filer le bourdon à plus d’un apiculteur… Mais dans ce contexte morose, Un Toit pour les abeilles fait clairement figure de petit rayon de soleil.

Le potentiel de jepartage.fr Régis Lippinois n’en est pas à sa première aventure d’entreprise.

En 1999, il crée une association pour organiser et développer le covoiturage sur Internet qui aboutit, en 2006, à la création de l\u2019entreprise Ecolutis rachetée, l’an dernier, par la SNCF.

Le partage, c’est son credo et son fonds de commerce.

Le Rochelais a ainsi acquis les droits de jepartage.com, un concept qu’il décline déjà sur Internet sous différentes formes, comme autant de galops d’essai.

jepartagemonjardin.fr met ainsi en relation ceux qui ont un terrain qu’ils n’exploitent pas et ceux qui cherchent une parcelle pour faire un potager.

Jepartagemonbureau.fr vise à rapprocher les entreprises qui souhaitent louer les mètres carrés dont elles n’ont pas l’usage et des entrepreneurs en quête de place.

Le site jepartagemongarage.com peut permettre, par exemple, à quelqu’un qui vient travailler à La Rochelle tous les jours, à 8 heures, de se garer dans le garage de quelqu’un dont le garage se vide à la même heure et reste inoccupé jusqu’au soir… Des concepts innovants qui peuvent donner lieu à des créations d’entreprises, peut-être, un jour.

La start-up rochelaise de l’écologie, créée en 2010 par Régis Lippinois et Olivier Demaegdt, a réalisé un chiffre d’affaires de 570 000 euros l’an dernier, en hausse de 20 % (+40 % si on intègre toutes les ventes).

Le concept est, il est vrai, particulièrement innovant. La petite entreprise, qui emploie quatre salariés aux Minimes, propose aux entreprises comme aux particuliers de participer à la sauvegarde des abeilles – les apiculteurs et… le monde : ne dit-on pas que sans les abeilles, l’humanité n’aurait plus que quatre ans à vivre faute de pollinisation des cultures – en parrainant des ruches!

La SARL propose aux particuliers d’en parrainer tout ou partie, à partir de 96 euros par an. En échange, ils reçoivent une certaine quantité de pots de miel à leur nom, à chaque récolte.

Même chose pour les entreprises, qui payent entre 800 euros pour une ruche classique et 3 000 euros pour un essaim posé sur leur toit.

Localement, la SARL Un Toit pour les abeilles compte aussi parmi ses clients l’éco-concession Toyota. Alors, c’est sans doute peu de chose au final au regard des importations en provenance d’Asie qui déferlent, chaque année sur le marché français.

Mais d’autres entreprises et associations ont vu le jour, depuis 2010 et la création d’Un Toit pour les abeilles, sur le même principe. Ce qui constitue un atout pour l’apiculture française.

Mais crée également les conditions d’une concurrence potentiellement redoutable.

Résumé art alain babaud de Sudouest



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