Plus de 8 000 oiseaux morts sur le littoral

Plus de 8 000 oiseaux morts sur le littoralPlus de 8 000 oiseaux morts sur le littoral. Les oiseaux ont été trouvés majoritairement sur les côtes les plus exposées aux courants et aux vents : les côtes ouest de l île de Ré, de l île d’Oléron, de la Côte sauvage et du Pays royannais. Des facteurs aggravants sont aussi à noter : la mue des oiseaux empêchant temporairement les individus de se nourrir correctement et la présence de pétrole.

La LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), avec le soutien de l’Agence des aires marines protégées, a mobilisé son réseau de bénévoles et d’observateurs durant quatre week-ends de prospection afin d’évaluer l’hécatombe.

Plus de 200 personnes sont venues prospecter le littoral de Charente-Maritime, permettant d’établir un bilan départemental de cet échouage massif, inédit.

La LPO lance un nouvel appel à la mobilisation pour le week-end du 8-9 mars, afin d’établir le bilan national.

Plus de 8 000 oiseaux morts

C’est au total une trentaine d’espèces qui ont été identifiées sur les plages du département, dont majoritairement des oiseaux marins (macareux moine, guillemot de Troïl, pingouin torda, mergule nain, fou de bassan, fulmar boréal, mouette tridactyle, océanite tempête…) et quelques espèces inattendues comme la cigogne blanche et le milan royal.

Sur l’ensemble des oiseaux échoués, au moins 15 % des individus ont été mazoutés, principalement le macareux moine, le guillemot de Troïl, et dans une moindre mesure, la macreuse noire et quelques bernaches cravants.

En Charente-Maritime, ces tempêtes ont également permis l’observation d’espèces rares, comme cette harfang des neiges qui a fréquenté l île de Ré et le nord de la Charente-Maritime depuis janvier, la très rare mouette de Ross sur Oléron, plusieurs goélands bourgmestres à ailes blanches et des hareldes boréales sur le littoral charentais-maritime, et de nombreuses mouettes pygmées et tridactyles.

Le macareux moine reste l’espèce la plus touchée, avec plus de 13 300 individus, suivie par le guillemot de Troïl (6 500 individus) et le pingouin torda (640 individus).

Résumé art de Sudouest



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