Plus de 24 000 oiseaux morts : le décompte macabre de la LPO

Plus de 24 000 oiseaux morts : le décompte macabre de la LPOPlus de 24 000 oiseaux morts : le décompte macabre de la LPO. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, le macareux moine est l’emblème de la Ligue pour la protection des oiseaux. Il était même la raison d’exister de la LPO quand elle a été créée. À l’aube du XXe siècle subsistait en nord Bretagne une petite colonie de macareux menacée par la chasse. C’est cette même colonie qui niche toujours dans les Sept-Îles, au large de Perros-Guirec.

Sensibilisation, mise en réserve naturelle du site, l’association qui siège désormais à Rochefort a réussi son pari de sauver de la prédation humaine la dernière colonie française de celui qu’on appelle le «perroquet de mer». Jusqu’en 2013, il en restait quelque 800 couples.

Ce qui est dérisoire par rapport aux 2 millions présents en Islande et aux centaines de milliers des îles Britanniques.

Mais dérisoire aussi par rapport aux quelque 13 300 trouvés morts sur notre littoral depuis un mois, dont 5 500 dans le seul département de la Charente-Maritime.

Les conditions anticycloniques sont revenues et c’est une bonne nouvelle.

Nous attendons de savoir maintenant d’où venaient ces oiseaux qui sont morts par milliers.

Toutes les colonies, qu’elles soient islandaises, britanniques ou bretonnes, vont passer l’hiver dans l’Atlantique.

C’est là qu’elles ont été surprises par les quelque 30 coups de tabac successifs de cet hiver. Pour la population islandaise de macareux, l’incidence est faible.

Mais nous craignons naturellement pour la colonie bretonne. Hier, avec d’autres ornithologues, il effectuait le cinquième et dernier comptage de cadavres sur l île de Ré.

Des macareux, des guillemots, des pingouins torda, des fous de Bassan. Tous oiseaux de mer nichant dans les îles de l’Atlantique Nord.

Nous avons donc contacté nos collègues anglais pour savoir s’ils ont été bagués au sud de l’Angleterre ou en Écosse.

Dans l île de Ré printanière, hier, les bernaches cravants se regroupaient pour remonter en masse vers le nord, les pinsons chantaient comme en plein été et les ornithologues ne parlaient que du retour de la facétieuse chouette harfang des neiges, qui avait attiré des centaines de naturalistes de la France entière il y a deux mois.

Résumé art Thomas Brosset de Sudouest



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