L’avion électrique

L'avion électriqueL’avion électrique. Ce n’est peut-être pas une première mondiale, car des planeurs ont déjà volé avec des batteries dans le passé, mais c’est une grande première pour Airbus Group. L’E-Fan, l’avion deux places développé par la direction générale «Technologie et innovation» du géant européen, réalise actuellement sa première séance d’essais en vol sur l’aéroport de Bordeaux.

Le démonstrateur a déjà volé huit fois dans le ciel girondin, dans la plus grande discrétion. L’avion fait 9,50 m d’envergure, 6,70 m de long et déploie une masse maximale de 550 kilos au décollage.

Le moteur, acheté par Airbus en Tchéquie, est alimenté par une série de batteries au lithium de 250 volts, d’origine coréenne.

Ces batteries procurent à l’E-Fan une vitesse au décollage de 110 km/h et une vitesse de croisière de 160 km/h.

La volonté d’Airbus Group est de produire plusieurs centaines d’E-Fan, d’ici à 2017, pour équiper les écoles de pilotage. Il ne peut accueillir que deux personnes, l’instructeur et l’élève pilote.

Moins bruyant et moins polluant que les avions-écoles fonctionnant au kérosène, l’E-Fan pourrait trouver preneur.

Le géant européen a d’ores et déjà annoncé sa volonté de développer un avion de transport régional d’une capacité de 100 passagers d’ici à 2030.

La bonne tenue de l’E-Fan lors de cette séance d’essais est de bon augure. Ce projet d’avion électrique est un des 34 plans industriels du futur présentés il y a quelques mois par Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif.

Il n’est pas excessif de dire que l’E-Fan est aussi un produit régional. Tout comme la Région Aquitaine, le Département de Charente-Maritime et la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), qui ont participé au financement de ce démonstrateur.

Résumé art Jean-Bernard Gilles de Sudouest



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