Un blindé léger

Un blindé légerUn blindé léger. Peu à peu, ses pneus ont quitté la terre humide du jardin de l’hôtel Alcide-d Orbigny. Dans l’air froid de ce mercredi matin, le blindé s’est élevé, dans un équilibre précaire, oubliant le poids écrasant de sa carcasse d’acier. Il a fallu toute la dextérité – et la force d’un bras mécanique – des employés municipaux de la fourrière pour sortir le «Joseph-Camaret II» de sa retraite, sous les yeux anxieux de Stéphane Besson, le collectionneur passionné…

qui s’est mis en tête de restaurer et redonner vie au plus petit des blindés jamais fabriqués à La Rochelle, dans sa propriété de Saint-Médard-d Aunis.

Je possède aussi des tenues, de quoi équiper 40 mannequins.

En ce moment, avec les préparatifs du centenaire de la guerre 14-18, je suis très sollicité, car je suis un des rares à partager sa collection.

Stéphane Besson n’a pas voulu revivre cette déception avec le «Joseph-Camaret II», qui compte parmi les quatre blindés construits à l’époque de la poche de La Rochelle par des ouvriers : deux grands, «Franck-Delmas» et «Léonce-Vieljeux», et deux légers, les «Joseph-Camaret», portant le nom de l’ancien directeur des chantiers navals Delmas-Vieljeux, membre du réseau de résistants Alliance et Déporté.

Le «Joseph-Camaret II» fut réalisé à partir d’une Simca 5 dans l’atelier de M. Dufour, un chaudronnier rochelais.

Son épaisse carapace ne porte pas de trace des combats, étant donné qu’il était à peine terminé au moment de la fin de la guerre, ce qui ne l’empêcha pas de défiler à La Rochelle le jour de la Libération, le 8 mai 1945.

Si son jumeau a disparu, comme le «Franck-Delmas», lui a eu la chance d’être conservé et exposé dans le jardin du musée d’Orbigny. L’enthousiasme d’un passionné va lui permettre de retrouver des couleurs.

La deuxième étape sera le ponçage pour retrouver les anciens marquages, avant qu’il ne soit repeint en kaki.

Ensuite, je passerai au sablage et à la peinture, à base de polyuréthane antirouille. Je vais peindre d’après la vingtaine de photos d’époque que j’ai rassemblées.

Il y a deux ans, au cours d’une exposition à La Laigne, j’avais rencontré la fille d’une des personnes qui ont fabriqué ce blindé. Le restaurateur a déjà trouvé plusieurs moteurs de Simca 5, car il compte bien faire rouler de nouveau le véhicule.

L’objectif est qu’il soit prêt pour participer à l’exposition sur la poche de La Rochelle, prévue pour mai 2015.

Résumé art frédéric zabalza de Sudouest



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