Verbalisé pendant l’accouchement

Verbalisé pendant l'accouchementVerbalisé pendant l’accouchement. Au tout début, Morgan Barba a transformé sa mésaventure en boutade. Certain qu’il obtiendrait une indulgence, il a envoyé une photo de son PV de 135 euros avec l’avis de naissance de son fils, le 10 septembre 2013, au centre hospitalier de Saintonge de Saintes. Ce jour-là, il arrive à l’hôpital avec son épouse, enceinte. Les places de parking disponibles font défaut et Morgan Barba sait que les places sont étroites.

«Dans la précipitation», le père de famille de 34 ans stationne sa voiture sur un emplacement handicapé et se rend aux urgences pour prendre un fauteuil roulant. On m’a assuré qu’il n’y avait pas de problème.

Nous sommes arrivés à la maternité vers 14 h 30-15 heures. Notre fils est né à 16h35 et j’ai été verbalisé à 16h05. Morgan Barba adresse, dans les jours suivants, une lettre de contestation pour expliquer les circonstances de l’infraction.

Ils m’expliquent que ma demande est rejetée et qu’il y aura des poursuites. Mi-mars, Morgan Barba reçoit un courrier du tribunal de police lui notifiant la poursuite pénale car les motifs invoqués n’étaient pas recevables.

L’État engagerait-il sa responsabilité sur le bon déroulement de l’accouchement, de la santé de ma compagne et de la naissance de notre enfant si j’avais dû me stationner deux rues plus loin ?

Et combien ça coûte au final la venue des gendarmes et maintenant une audience au tribunal de police ?

Il fait remarquer au passage que les parkings des grandes surfaces marquent des couloirs de circulation, disposent de larges places et proposent même des emplacements pour les femmes enceintes ou avec enfants.

Interrogée sur le cas de Morgan Barba, la direction du centre hospitalier de Saintes répond tout d’abord à la question de l’étroitesse des places.

Sur la question de la verbalisation par la police municipale, la même direction explique qu’elle l’appelle lorsque toutes les places handicapées sont prises et que nombre d’entre elles le sont sans le macaron.

Et d’ajouter qu’en « cas d’urgence, on peut très bien se présenter à la barrière et, par l’interphone, demander à approcher sur l’esplanade de l’hôpital pour être au plus près de l’entrée. Ce dont certaines personnes abusent d’ailleurs. » La direction en appelle donc à « la discipline générale ».

Résumé art Séverine Joubert de Sudouest

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