La pibale en voie d’extinction, des quotas « incompatibles avec la survie de l’espèce »

La pibale en voie d'extinction, des quotas France Nature Environnement et la Fédération de pêche de Charente-Maritime saisissent le Conseil d’État à propos des quotas renouvelés par le gouvernement pour l’anguille européenne. Afin de protester contre les quotas qui autorisent la pêche à la civelle.

« L‘anguille est classée en danger critique d’extinction par les organismes scientifiques », explique Marie Rouet, de la Fédération de pêche Charente-Maritime, « depuis les années 80, les stocks se sont complètement effondrés. Les scientifiques préconisent des quotas entre 30 et 40 tonnes maximum pour permettre à l’espèce de se reconstituer ».

« Les entreprises peuvent juste survivre de leur exploitation et baisser les quotas, c’est les mettre en péril », confirme Eric Blanc, vice-président du comité départemental des pêches, « si cette espèce est en équilibre, se maintient et est en train de revenir sur nos côtes, c’est grâce au travail de la pêche professionnelle.

On se base juste sur les quantités débarquées, mais on ne prend pas en compte les efforts de pêches en contingent de licence, de quotas à respecter, de droits d’accès et, surtout, de repeuplement des civelles dans les lieux où le poisson ne peut pas remonter par lui-même pour assurer son cycle de migration.

France Nature Environnement et les autres associations demandent le retrait des arrêtés fixant ces quotas pour la campagne de pêche de 2020.

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