Mort suspecte d’un détenu à la prison de Saint-Martin-de-Ré : des surveillants jugés

Mort suspecte d'un détenu à la prison de Saint-Martin-de-Ré : des surveillants jugésSept surveillants comparaissent à partir de ce lundi 29 novembre devant le tribunal correctionnel de La Rochelle, cinq ans après la mort suspecte d’un détenu de la prison de Saint-Martin-de-Ré. Le 9 août 2016, Sambaly Diabaté, 33 ans, est retrouvé mort dans une cellule disciplinaire, après une violente altercation avec les surveillants. Quatre des surveillants vont être jugés pour homicide involontaire, deux pour non-assistance à personne en péril et un pour violences aggravées. Ce-jour là, Sambaly Diabaté qui purgeait alors une peine de 13 ans de réclusion criminelle pour viol, doit se déplacer à l’infirmerie car son état s’est dégradé.

L’un des surveillants aurait alors pris une serviette-éponge pour le bâillonner. Sambaly Diabaté est aussi menotté, les mains dans le dos, allongé et maintenu au sol, ventre à terre, les pieds entravés par de l’adhésif. Un ou plusieurs agents l’avaient maintenu face contre terre en faisant pression sur son dos. Les différentes expertises médico-légales effectuées durant l’instruction ont conclu que la mort était due à «une asphyxie mécanique multifactorielle», combinant une suffocation oro-faciale provoquée par la serviette éponge qui a servi de bâillon, une altération de la mécanique respiratoire et une compression thoracique.

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Une dizaine de personnes de la famille de Sambaly Diabaté, frères, soeurs, cousins et neveux sont parties civiles. Dans la salle d’audience, l’une des soeurs de Sambaly Diabaté attend des explications de la part des prévenus. «J’attends que les surveillants disent ce qui s’est passé. Mon frère n’était pas condamné à mort, il aurait du sortir le 16 décembre prochain, il avait toute une vie devant lui», avertit Oumou Diabaté. Le procès devrait durer trois jours.

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