Les nouveaux lotissements

Les nouveaux lotissementsOui, pour enfoncer le clou, ce n’est pas un mais deux lotissements qui devraient sortir de terre. Afin de ne pas demander l’avis des Arcillons et des Arcillonnes, la mairie, comme à son habitude, a choisi le non-respect des habitants de la commune en imposant quelques chose qui probablement va modifier les finances de la commune à la baisse.

Le fait que la mairie ait choisi de faire un article, sur le dernier petit journal de la commune numéro 45, prouve en premier, que la commune lit bien les réseaux sociaux et les sites dédiés à la commune malgré leurs dires contradictoires et en second, que cela prouve aussi que lors de la réunion publique tout n’avait pas été évoqué. Et nous sommes assurément loin du compte.

Partout et tout le temps, il est demandé de la sobriété énergétique aux Français. Eh bien la construction de lotissement ne rentre pas dans le domaine écologique sachant que pour la construction, beaucoup de matériaux seront nécessaires, les allées et venues des camions nombreuses, sans compter les ennuis liés aux bruits et dérangements divers. Il faut comprendre qu’il faudra une bonne dizaine d’années avant que le lotissement soit complet et non trois années comme évoqué par la mairie.

La mairie, dans ses calculs, a-t-elle pris en compte la hausse des taux d’intérêt, et donc une grande problématique pour obtenir des prêts immobiliers, surtout pour les primo-accédants, comme cela est déjà le cas actuellement. Cela serait vraiment étonnant.

Concernant les rues et l’électricité extérieure des lotissements, qui en aura la charge financière ? Les lotissements ou bien les deniers de la commune ? Car pour rappel le Clos du moulin, les rues et l’électricité des lampadaires sont dorénavant à la charge de la commune alors que cela était aussi un lotissement privé !

Au mois de mars, un Arcillon qui s’intéresse à la vie de la commune demande à la mairie pourquoi y a-t-il des fouilles dans un terrain avec un engin de chantier ? La réponse, lapidaire, de la mairie est que cela ne concerne pas la mairie, c’est sur un terrain privé. Bravo la diplomatie de la mairie, quel tact. Sauf que, le 23 juin 2022, lors de la réunion publique, on apprend que ce terrain allait être utilisé pour la construction des lotissements. La mairie n’était pas au courant ! La mairie, aurait-elle d’autres mensonges dans ses cartons ?

À LIRE AUSSI >> En attendant son classement à l’Unesco, Cordouan dépose sa marque

Ces lotissement ne sont pas un plus pour la commune, n’en déplaise à certains, car, avec les précédents maires, cela ne se serait jamais réalisé. Ils avaient pour eux le maintien de la commune à rester simple. Ces lotissements sont davantage le fait d’ego personnel que pour la commune. S’il n’y avait quasiment aucun représentant de la commune pour soutenir la présentation, ce n’est pas pour rien. Même la personne qui était présente prenait ses distances avec les déclarations.

Autre problème potentiel. Faudra-t-il augmenter la surface de la lagune et si oui, qui règlera la facture ? D’ailleurs la commune a-t-elle déjà investi de l’argent pour ces deux lotissements et si oui combien. Il faut arrêter l’opacité.

La mairie insiste pour construire ces lotissements. Cependant, voilà ce que déclare le ministère de la Transition écologique lui-même, il précise que « l’artificialisation des sols est aujourd’hui l’une des causes premières du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité ». Concrètement, artificialiser les sols, cela signifie, entre autres : supprimer sur un lieu donné des centaines d’espèces animales et végétales sur terre et sous terre, anéantir la capacité de ce sol à nourrir les êtres vivants, altérer sa capacité à stocker le dioxyde de carbone (premier responsable du réchauffement climatique) par le biais d’une végétation diversifiée, réduire la capacité du sol à retenir l’eau en cas de fortes pluies ou encore empêcher l’eau de circuler et donc diminuer son pouvoir de filtration des polluants.

Pour Nicolas Girod, porte-parole national de la Confédération paysanne, « le « zéro artificialisation nette » ne tient pas la route ». Il plaide plutôt pour une « zéro artificialisation », et appelle les élus locaux à se saisir du sujet. Aux élus inquiets pour le développement économique de leur commune, il répond : « L’agriculture, c’est un secteur pourvoyeur d’emploi et de dynamisme territorial. Il y a beaucoup à faire avec le monde agricole, c’est un enjeu de souveraineté alimentaire et de sobriété énergétique ». D’autant que, pour lui, des solutions existent : « Il faut surtout réutiliser les friches, les terres agricoles sont de plus en plus grignotées. »

De notre côté, après avoir interrogé les bâtiments de France, voici leur réponse :

“Votre message m’a interrogé. La création de lotissements incombe à la politique publique du Maire d’Arces. Cet aménagement urbain est de sa responsabilité. Pour la réponse que vous exigez, je vous prie de vous adresser à la Mairie.
Par ailleurs, pour votre parfaite information, une esquisse d’un projet d’aménagement d’un seul lotissement m’a été présentée par l’aménageur pour consultation, car le projet est situé dans le périmètre des 500 m autour de l’église Saint-Martin, classée au titre des monuments historiques. Le projet est situé à l’extérieur du centre bourg ancien, écrin du monument. Il ne me semble pas porter atteinte au monument. Cependant, le projet est encore à travailler au titre de la qualité architecturale, urbaine et paysagère exigée en espace protégé.

À CONSULTER AUSSI >> Au large d’Oléron, le gouvernement annonce le lancement d’un parc éolien offshore

Le seul moyen de protéger les espaces agricoles et forestiers contre l’artificialisation des sols est le plan local urbanisme (PLU) , donc la révision de celui-ci, qui doit être soumis à l’enquête publique, peut vous permettre de faire entendre vos arguments en tant qu’habitant de la commune.
Cependant, l’autorité compétente pour l’élaboration ou la révision du PLU est la commune. Il revient ainsi au conseil municipal de prescrire l’élaboration ou la révision.”

Il semble qu’avec la mairie, il ne soit pas possible d’émettre des arguments surtout environnementaux. Par ailleurs, nous sommes presque dans un système féodal ou juste la parole de quelques personne est écoutée. Ce sont toujours les mêmes. La mairie souhaite des moutons, elle est servie.

Arces-sur-gironde.com

Vous pouvez également aimer

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

RSS
Follow by Email