Pro et anti-ours attendent l’intervention de Chantal Jouanno de pied ferme

On ne sait pas quelle en sera la teneur, mais l’intervention de Chantal Jouanno, demain devant le Comité de massif des Pyrénées à Toulouse (31), est très attendue. Que par les «anti», qui crient au danger pour les activités pastorales. Hier, nos confrères de la «Dépêche du Midi» citaient un membre anonyme de l’administration. Lequel annonçait deux lâchers, à l’automne, en Béarn, «dans le massif du Barétous», de deux individus issus des Cantabriques (Espagne).

«C’est ce qui se dit depuis plusieurs mois, et c’est tout à fait plausible, puisque cela provient de diverses sources politiques et administratives», confirme Philippe Lacube, le président de l’Association pour le développement durable de l’identité pyrénéenne (Addip), fer de lance du front anti-réintroductions.

Pour nous, c’est une vision politique du massif, qu’on consacre à l’ensauvagement, au détriment des activités humaines.

C’est le cas de Sébastien Uthurriague, maire de Larrau, en haute Soule, qui sera de la délégation toulousaine.

Mais, dans le camp d’en face, c’est la menace de l’extinction qu’on agite.

Pour CAP Ours, le collectif qui regroupe les «pro», renoncer à des réintroductions rapides dans l’ouest des Pyrénées, cela signifie la disparition de l’espèce du secteur.

Chantal Jouanno fera un cours magistral sur la biodiversité, mais n’annoncera rien : on est trop près des élections cantonales. Source



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