La crise n’épargne pas la foire

Sur le cours National, les commerçants de la foire mensuelle, parfois derrière leur stand depuis plusieurs décennies, font grise mine. En juillet, comme en ce début août, ils n’avaient pas franchement le sourire à l’heure d’évoquer le bilan des ventes. «Cette année, c’est carrément nul», peste Thierry en rangeant quelques sweat-shirts savamment pliés. «Ce n’est pas que pour les vêtements, c’est pour tout pareil», renchérit-il.

Sans mettre directement cette institution saintaise qu’est la foire en cause, accordant qu’ils retrouvent les mêmes tendances dans d’autres villes, tous les vendeurs déplorent qu’en 2012 les ventes soient en chute libre.

«En trois ans, nous avons perdu entre 40 et 50 % de chiffre d’affaires», compte Ramuntcho Leclerc, vendeur de filtres à eau et installateur.

«Je note une baisse d’environ 30 % depuis la fin de l’été dernier», chiffrait quant à lui Mustapha, début juillet.

Pour tous, deux fautifs : la crise oui, mais surtout les médias qui la relatent.

«Les gens ont peur de dépenser», tente de se convaincre Thierry, venu de Bordeaux où il tient une boutique de vêtements.

Malgré ces cris d’alarmes imputables à la conjoncture, l’événement mensuel saintais reste l’un des plus importants de la région avec la foire de Rouillac, en Charente.

À Saintes, pas de grandes différences avec les autres foires au niveau de l’acte d’achat, mais surtout beaucoup de passage. Source



Vous pouvez lire aussi

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.