Des entrepreneurs en colère

Des entrepreneurs en colèreDes entrepreneurs en colère face à une taxe. La fronde est en marche contre la TLPE (Taxe locale sur les enseignes et publicités extérieures). Le monde de l’entreprise joue serré pour dénoncer la mise en place de cette taxe au 1er janvier 2014, décidée à la majorité en conseil communautaire de la Communauté d’agglomération de Saintes le 28 juin dernier.

L’interclubs, qui revendique l’adhésion d’environ 300 entreprises et qui est composé de la section locale du Centre des jeunes dirigeants, de Pays santon entreprises, de Saintes shopping, de Parc Saintes océan, du Cercle des hôteliers et des Dirigeants commerciaux de France, parle d’une seule voix pour faire face à ce qui est considéré comme «un moyen de faire rentrer des recettes supplémentaires au sein de la collectivité».

Cette colère étalée sur la place publique tombe en tout cas mal pour les élus de la CdA soucieux de faire le moins de bruit possible à quelques semaines des élections municipales.

Rappelons d’abord ce qu’est la TLPE.

La taxe locale sur les enseignes et publicités extérieures est un impôt instauré de façon facultative par la commune ou l’Établissement public de coopération intercommunal (EPCI).

«Elle a été instaurée pour lutter contre la pollution visuelle et est censée inciter les entreprises à diminuer la taille de leurs enseignes lorsque celles-ci sont trop grandes», explique Françoise Deforges, la présidente de l’association de commerçants de Parc les Coteaux.

En dessous de 7 mètres carrés, l’entrepreneur ne paye rien. Entre 7 et 12 mètres carrés ne sont taxées que les enseignes scellées au sol. La taxe commence à s’appliquer à partir de 12 mètres carrés pour tout le monde.

Saint-Georges-des-Coteaux a également voté cette taxe en 2012.

C’est en prenant connaissance du projet d’un transfert de compétence à la Communauté d’agglomération pour une application de cette taxe sur tout le territoire que l’interclubs a demandé à être associé aux travaux préparatoires.

D’où le courrier envoyé le 18 décembre dernier au président de la Communauté d’agglomération, Jean Rouger, pour lui faire part de la colère des membres de l’interclubs.

«Nous n’avons jamais eu de réponse», se plaint Hervé Coppin, le président de Pays santon entreprises.

Résumé art stéphane durand de Sudouest



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